Du 3 au 8 novembre 2026, la Director’s Guild of America de Los Angeles accueille la 30e édition de The American French Film Festival (TAFFF). Au programme : 61 films et séries, des inédits, une ouverture en bleu avec In Waves, une clôture avec The American Dream et, pour la première fois, une vraie cérémonie de remise de prix. Ses deux patrons, François Truffart et Anouchka Riel, nous ont tout raconté. Ou presque : « qui dit surprise dit non-dévoilement ».
Pour ses 30 ans, le festival ne fait pas dans la demi-mesure : 61 programmes en six jours, du mardi au dimanche. « C’est incroyable ! », s’exclame François Truffart. Bien sûr, « on ne peut pas faire toutes les attractions en même temps », comme dans un parc d’attractions, mais il y a mieux qu’une médaille de l’ultra-marathonien : un Prix d’Audience. Le public vote, et plus il voit de films, plus il a de chances de gagner un séjour à Paris pour deux (avion et hôtel compris) et une croisière fluviale Viking en Europe. Un pass permet déjà d’en voir la moitié sans problème.
Ouverture en bleu
Le 3 novembre, place à In Waves, histoire d’amour et de cancer, gros coup de cœur de Silex Films, révélée à la Semaine de la critique à Cannes et rachetée par Netflix pour les États-Unis. Des survivants du cancer seront invités. Tapis rouge ? Bleu, « parce que c’est la mer, c’est In Waves », sourit Anouchka Riel. Clôture le 8 novembre avec The American Dream, la toute première cérémonie des TAFFF Awards et l’acteur Raphaël Kenard pour un Q&A.
Pour tous les goûts
Cinéma d’auteur oscarisable, thrillers, films familiaux : « il y en a pour tous les goûts », avec des inédits même en France. Pas de panique, le site web a été amélioré pour s’y retrouver. Samedi, Un bon petit soldat (meilleur scénario à Venise), puis la saga De Gaulle, ses deux films d’affilée, une première aux États-Unis : « un vrai voyage avec De Gaulle », près de six heures. Prévoyez des sandwichs, pas un képi.
Les coulisses
Panels publics du mercredi au dimanche, ateliers avec des scénaristes français et américains de la WGA, séance sur l’horreur avec la DGA, visite de Focus Features chez Universal (la maison de Wes Anderson, Soderbergh et Ethan Coen). Nouveauté : le festival s’ouvre aux membres du SAG-AFTRA, dont des votants aux Oscars. Une délégation artistique française fait le déplacement, et les talents sont, dit François Truffart, « extrêmement abordables ». Attendus : 15 000 spectateurs, dont 3 000 lycéens. Leur programme ouvre mi-mai, et la moitié des places part en deux semaines. Il reste 500 élèves en liste d’attente !
Pourquoi y aller ?
Parce que la DGA est « un endroit magique », et que le parking est gratuit (si, si, à Los Angeles). Parce qu’on y croque du gâteau d’anniversaire et qu’on y sirote des cocktails avant les séances. Parce que des places se libèrent même quelques minutes avant le film. Et parce que le pont transatlantique, jadis de bois, est devenu « un Golden Gate Bridge métallique bien solide », confie Anouchka Riel. Organiser un festival, c’est « quasiment comme une campagne électorale », rajoute-t-elle, aux commandes avec François Truffart depuis 2004. Ici, au moins, les électeurs ont du pop-corn.
C.B.-J.
Retrouvez tout le programme du festival ici.
Crédit photo : The American French Film Festival


