Bien manger aux États-Unis : les 3 conseils de Morgane Delhoume, la diététicienne française qui cartonne sur Instagram
Faire des courses saines outre atlantique, mission impossible? Pas pour Morgane Delhoume. Dès son arrivée en Arizona, en septembre 2025, cette diététicienne française s’est lancée un défi : déconstruire les clichés et montrer qu’il est possible d’avoir une alimentation équilibrée au pays de l’oncle Sam.
Par Maxime Buathier
Lorsqu’elle pose ses valises à Phoenix, Morgane Delhoume, diététicienne française, vit son premier choc culturel au supermarché : « Avec l’ultra transformation des produits et le marketing hyper agressif, il n’y a aucun magasin où l’on peut faire ses courses les yeux fermés », confie-t-elle.
Conseil #1 : se méfier du marketing
« On te fait passer pour sain des produits qui ne le sont pas et Trader Joe’s ou Whole Foods en sont de parfaits exemples ! Contrairement à ce qu’ils veulent faire croire, tout n’est pas bon chez eux. » Arrivée en Arizona pour le travail de son mari, elle ne peut exercer son métier les six premiers mois. Morgane Delhoume commence alors à partager ses connaissances sur Instagram : « Je voyais beaucoup d’interrogations concernant les courses et l’alimentation sur les groupes Facebook d’expats et moi j’avais les réponses ». Son compte, @tadietauxusa, ne cesse de grandir, les questions affluent et la diététicienne passe des heures en magasin pour analyser toutes les catégories de produits et faire des recherches sur les normes en vigueur aux États-Unis, bien différentes de l’Europe.
Face à cet engouement, ce qui était un passe temps devient un job à temps plein. Une fois son autorisation de travail en poche, Morgane Delhoume se lance en tant que coach en nutrition.
Conseil #2 : l’application Yuka, un faux-ami aux États-Unis
« J’ai beaucoup de consultations pour la perte de poids mais aussi pour apprendre à bien décrypter les étiquettes. Il y a un gros besoin d’éducation à ce sujet », précise la française qui met en garde contre l’utilisation de l’application Yuka, utilisée pour scanner un produit et connaître son impact sur la santé.
« Les gens sont un peu surpris quand je leur dis qu’il faut se méfier de cet outil ! Mais dans l’analyse des produits il ne prend pas en compte l’ultra transformation qui est un sujet majeur surtout aux États-Unis. C’est essentiel d’être capable d’analyser soi-même les étiquettes et la composition des produits ».
Conseil #3 : privilégiez les produits bruts
Pour Morgane Delhoume, il n’y a pas de secret, pour bien manger, et ça quel que soit le pays, il faut choisir les produits les plus bruts possibles. Mais là encore, il est important de savoir lesquels privilégier en fonction de son budget car « se nourrir sainement coûte cher ». Elle recommande ainsi de ne pas se fier uniquement aux allégations marketing que l’on retrouve sur les packagings, et de limiter les additifs présents dans les produits. Son conseil pour les œufs par exemple : les choisir « pasture-raised, USDA organic, et certified humane ».
« Mon objectif n’est pas d’avoir un discours alarmiste, ni de culpabiliser les gens, chacun fait comme il peut », conclut la diététicienne qui vient de lancer un magazine digital mensuel, Expat&Healthy.
M.B.


